Je vous écris pour vous demander de défendre les droits des travailleurs et les droits de la personne au Mexique. La police fédérale et d’État s’attaque violemment aux travailleuses et travailleurs du Mexique. Je suis indigné(e) de la violence faite aux travailleurs. À titre de partenaire commercial aux termes de l’ALENA, le Mexique doit respecter les accords additionnels de l’ALENA sur le travail. Le Canada doit condamner ces attaques et prendre des mesures à cet égard.
Le 6 juin 2010, au Mexique, la police d’État s’est attaquée aux membres de la section locale 65 du syndicat Los Mineros. Appuyés par des hélicoptères armés, plus de 2 000 policiers fédéraux et d’État ont envahi la mine de cuivre de Grupo Mexico et ses installations à Cananea (Sonora), dans le but d’expulser les membres du syndicat SNTMMSRM (« Los Mineros ») qui sont en grève légale depuis juillet 2007.
Le même jour, des policiers d’État suffisamment nombreux pour remplir 20 wagons ont pris d’assaut un petit groupe de mineurs et de veuves qui occupaient l’entrée de la mine de charbon Pasta de Conchos dans l’État de Coahuila – site d’une explosion qui a eu lieu en février 2006 et qui a tué 65 mineurs de Minera Industrial, qui appartient à Grupo Mexico. La police a arrêté cinq veuves et les mères de deux mineurs décédés, puis la mine a été scellée pour empêcher qu’on y entre à nouveau.
Par le passé, Los Mineros, un syndicat mexicain indépendant, a également été la cible d’attaques répétées de la part du gouvernement. En avril 2006, le corps policier mexicain a tiré sur des grévistes à Lazaro Cardenas (Michoacan), tuant deux travailleurs et en blessant plus de 100 autres. Un dirigeant de Los Mineros, Juan Linares, est emprisonné dans une prison de Mexico depuis 2008, malgré deux ordonnances des tribunaux exigeant sa remise en liberté. Quelques jours avant que la police n’envahisse Cananea, un fonctionnaire du gouvernement du Mexique a offert à Juan Linares de le remettre en liberté s’il mettait fin à la grève du syndicat à Cananea.
Il s’agit de violations flagrantes des droits des travailleurs et des droits de la personne que commet notre partenaire commercial aux termes de l’ALENA. Il s’agit certainement de violations de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine du travail (ANACT).
À titre d’électrice/d’électeur, je vous demande de défendre les droits des travailleurs et les droits de la personne au Mexique. J’exhorte votre parti et notre gouvernement fédéral à s’opposer aux violentes attaques contre les travailleuses et travailleurs, et à les condamner. Je vous demande d’exiger que des mesures soient prises pour veiller à ce que le Mexique respecte l’ALENA et l’ANACT, accords que nos deux pays ont conclus.